vendredi 29 avril 2016

Sortie du lundi 2 mai 2016 à Venelles

Nous sommes des botanistes amateurs. Si vous remarquez des erreurs, toujours possibles, dans la détermination de nos plantes, 
merci de nous le signaler en commentaire 


Catherine nous a proposé une balade près des Aixois, à Venelles, dans la pinède encore fleurie malgré le manque de pluie!
Le vent de la veille nous avait fait redouter une journée froide, mais c'est un soleil resplendissant qui accompagnait notre balade, avec la découverte de la palette des tons bleus, blanc,  jaunes et roses.



1er arrêt pour observer la grande cigüe et le chardon Marie sur un terrain nitrophile

Photo de Nadine



Photo de Béatrix

La grande cigüe

Conium maculatum

Famille des apiacées


Base du poison officiel des Athéniens et des Phocéens de Massilia pour exécuter les condamnés à mort et les "suicides commandés"
Caractères d'identification :
- Plante glabre
- Base de la tige et des pétioles maculés de pourpre
- Ombelles petites pour la taille de la plante
- Fruit globuleux
- Odeur désagréable au froissement

Propriétés, utilisation

La plante contient dans toutes ses parties, notamment les fruits, au moins 5 alcaloïdes violemment toxiques. Quelques grammes de fruits verts suffiraient à provoquer la mort d'un humain, les oiseaux semblent être réfractaires, le cheval et l'âne peu sensibles, mais c'est un poison violent pour les bovins, les lapins et les carnivores.

Cependant, les intoxications accidentelles sont rares chez l'homme, par cette plante d'aspect et d'odeur vraiment caractéristiques.

Histoire :
Socrate est mort après avoir bu de la cigüe alors que Mithridate s'en est immunisé en absorbant régulièrement des doses croissantes.
Le récit de la mort de Socrate par Platon montre une mort douce, les spasmes, les yeux exorbités et le faciès tragique des intoxiqués par la cigüe ne correspondant pas à la sérénité de Socrate dans son récit.
La boisson létale des grecs contenait peut-être d'autres poisons comme le Datura pour en renforcer la toxicité et de l'opium pour en diminuer la conscience et neutraliser les convulsions.


Photo d'Hélène




Photo de Jean Paul


Photo d'Hélène

Photo d'Hélène

Photo d'Hélène












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Le chardon Marie

Silybum marianum



Famille des ASTÉRACÉES



Photo de Jean Paul

Croquis de Jeannine

Photo de Nadine

Photo de Nadine


Belle plante bisannuelle des talus et terrains nitrophiles de Provence, poussant souvent en colonies.
Les feuilles sont souvent très grandes à la base, vert foncé luisantes, marbrées de blanc argenté le long des nervures bordées d’épines.
Les capitules portent des fleurons rose pourpre et des bractées longues très épineuses en étoile.

La plante est comestible, très bon légume à la saveur rappelant celle des cardons.
Les larges feuilles se récoltent au début du printemps, mises à l’ombre quelques heures, il sera facile de découper le tour épineux, et de les préparer en beignets, en gratins. Les réceptacles des capitules juste avant leur épanouissement débarrassés des bractées (avec des gants) se consomment crus ou cuits comme des fonds d’artichauts

Vertus :
Remarquable hépato protecteur consommé en légume, il est utilisé en médecine en soutien du foie, aide au drainage, en traitement complémentaire des cirrhoses et des hépatites, protège le foie de la chimiothérapie, utile également en cas d’intoxication à l’amanite.

Une légende veut que la vierge Marie, voyageant de Judée en Egypte pour échapper à Hérode, aurait caché l'enfant Jésus sous un bosquet de chardons, où elle lui aurait donné le sein. Quelques gouttes de son lait seraient tombées sur les feuilles, traçant des nervures blanches.


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Photo de Nadine





Photo d'Hélène

Photo de Béatrix
Photo de Nadine


Photo de Béatrix


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Le bleu



Aphyllantes de Montpellier
Aphyllantes monspeliensis



Photo de Jean Paul

Photo de Nadine

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Lin de Narbonne
Linum narbonense


Photo de Jean Paul



Photo de Jeannine



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Grémil ligneux
Lithodora fruticosa



Photo de Jean Paul

Photo de Béatrix



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Buglosse d'Italie
Anchusa italica



Photo de Jeannine



Photo de Jean Paul



Le jaune



Spartier jonc, Faux genet d’Espagne Spartium junceum


Famille des fabacées

Croquis de Jeannine

Photo de Nadine


Photo de Jean Paul


 Son nom Spartium vient du grec spartos, mot qui désigne un lien, une corde pour rappeler l’usage de ses tiges. Junceum : tiges cylindriques ressemblant à celles du jonc.
Toute la plante, surtout les graines et leur gousse sont très toxiques, peut provoquer des « ginestado » chez les animaux qui la consomment.

Des fleurs est extraite une huile essentielle âcre et amère qui est utilisée en médecine pour ses propriétés vasoconstrictrives et tonifiantes dans les préparations tonicardiaques (sparteine)

Utilisée dans l’antiquité pour la fabrication des cordes et des voiles de navire, son usage se perpétue au cours des siècles, au XVIIIème siècle existe encore une fabrication artisanale, les rameaux sont coupés à la main, mis à sécher, battus, rouis, pour en faire draps, serviettes, chemises, robes inusables.
En 1939, la France a besoin de fibres textiles pour remplacer les importations, dans l’urgence plusieurs usines sont équipées pour produire des fibres textiles avec le spartier.


Photo de Béatrix



La plante

Grand arbrisseau sur les coteaux secs et ensoleillés souvent prés de l’homme dans les friches remuées pour des travaux ou nouvelles construction, se trouve dans presque toute la France de 0 à 850m sauf dans le Nord Est

Pourquoi ce n’est pas un genêt ?
Le calice de la fleur est ouvert sur le dessus et forme une lèvre inférieure à 5 dents courtes.

Les nombreux rameaux longs, cylindriques, compressibles, presque sans feuilles sont utilisés en vannerie ou pour confectionner des balais
Ses fleurs embaument et se transforment en gousses dures devenant noires à maturité et éclatent en spiralant, pour projeter les graines, ce claquement dans les garrigues signe l’arrivée de l’automne !



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Genêt scorpion 

Genista scorpius


Famille des FABACÉES
Argeras ou Argelas




Photo de Béatrix


Photo de Jean Paul


A ne pas confondre avec l’ajonc de Provence (Ulex parviflorus) qui est appelé pareillement en provençal. Il fleurit beaucoup plus tôt et ses calices sont divisés jusqu’à la base en deux lèvres, alors que ceux du genêt sont entiers, seulement dentés.
Ce genêt porte le nom de scorpion car ses piqures sont inflammatoires comme celles du scorpion ; c’est en effet le plus épineux de nos genêts. Arbrisseau de 1 à 2 m de haut, constituant des broussailles redoutables à feuilles petites, disparaissant très tôt.
Les gousses sont bosselées, leur sommet est lancéolé, elles explosent dans un craquement sec à l’arrivée de l’automne.

Non toxique
Boutons et fleurs sont comestibles, les boutons confits comme des câpres et les fleurs dans les crudités.


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Pastel des teinturiers

Isatis tinctoria

                                                                                                                  Famille des BRASSICACÉES
Photo de Nadine




Histoire
-Déjà utilisé dans l’antiquité, on retrouve des bandelettes de momies égyptiennes traitées au pastel
- Les Maures ont introduit le Pastel dans le Sud de l’Europe au Moyen- Age
-Au XV ème  siècle il arrive en Angleterre, puis dans l’Europe du Nord où il est utilisé en teinture

1 – L'été, récolte des feuilles qui sont écrasées sous une meule pour donner une pâte végétale mise à fermenter pendant 8 semaines

2 – Moulage de boules de la taille d’un pamplemousse nommées « cocagnes » Elles sont mises à sécher 4 mois, deviennent dures, noires, plus petites. Elles se conservent ainsi 4 mois et sont transportées plus facilement.

En France, à la renaissance, Toulouse s’impose au cœur du commerce européen du bleu, c’’est le légendaire » pays de Cocagne » terre bénie où il fait bon vivre avec ses célèbres négociants pasteliers, qui accumulent des fortunes extraordinaires et bâtissent des hôtels pasteliers dans la ville rose. Leur puissance est aussi fulgurante qu’éphémère, les guerres de religion et l’arrivée de l’indigo importé des Indes signent le déclin du pastel.

Teinture
On extrait des feuilles  de pastel un pigment naturel utilisé pour teindre d’un bleu « grand teint » unique en son genre, il est le seul pigment végétal capable de donner cette couleur bleue parfaite résistant au soleil et au lavage dans tout l’occident

Peinture
Ce même pigment de pastel est utilisé pour la peinture de décoration et de protection des boiseries. La qualité du pigment permet d’obtenir une couleur exceptionnelle pour les artistes peintres, et ses propriétés naturelles insecticides et fongicides protègent les boiseries extérieures (bleu charrette)

Propriétés
Agit sur les affections de la peau, ulcères, urticaire, plaies et brulures


Actuellement à Toulouse, existe un Musée du Pastel avec boutique, spa bleu au pastel, lavoir pressing et restaurant (le pastel n’est pas comestible) Voici le lien :

Photo de Nadine



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Biscutelle commune

Biscutella laevigata



Photo de Jean Paul




Photo d'Hélène

Photo d'Hélène


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Epine-vinette

Berberis vulgaris ssp. vulgaris


Photo de Jean Paul


Photo de Jeannine




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Sisymbre officinal
"Herbe aux chantres"

Sisymbrium officinale

Famille des Brassicacées


Photo de Jean Paul



Tige rigide couverte de poils, feuilles alternes, pennées à la base. 
Fleurs jaunes à 4 pétales, rameaux supérieurs très étalés, siliques de 1-2 cm souvent velues et typiquement appliquées contre les tiges.

Plante très connue depuis l’antiquité pour avoir rendu la voix à des orateurs, des chanteurs. Il est efficace contre la toux et surtout contre les laryngites et les extinctions de voix. On a découvert aujourd’hui qu’il est idéal contre les rides et le vieillissement (Il existe des huiles, des crèmes à base de Sisymbre)



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Hippocrépis unisiliquosa subsp. biflora

Photo de Jean Paul


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Moutarde des champs                 
Sinapis arvensis
Famille des BRASSICACÉES

Plante annuelle de 30 à 80 cm de haut, à feuilles découpées en folioles inégales, à fleurs jaune et siliques dressées, presque sessiles, bosselées, glabres, portant un bec conique, un peu plus court que les valves, parfois appliquées contre les tiges. Très répandue dans les cultures.
Les jeunes pousses peuvent être consommées. Les graines une fois moulues peuvent donner une sorte de moutarde.

Croquis de Jeannine

Photo d'Hélène

Photo d'Hélène

Photo d'Hélène

Photo d'Hélène











Moutarde blanche                       

Sinapis alba

Famille des BRASSICACÉES

Plante ressemblant à Sinapis arvensis, mais plus robuste, davantage hérissée et surtout à fruits velus surmontés d’un long bec très aplati en lame de sabre un peu plus long que les valves. La fleur est bien jaune, c’est la graine qui est blanche !
Cultivée pour ses graines riches en lipides qui produisent une huile à usage industriel ou alimentaire. Elles sont à la base de la fabrication de la moutarde.

La moutarde blanche est parfois semée comme engrais vert ou piège à nitrates, c’est à dire culture intercalaire évitant de laisser les champs à nu pour limiter le lessivage des nitrates solubles, elle est détruite avant sa montée en graine. Elle est aussi utile pour tuer les nématodes de façon naturelle, sa racine puissante permet de briser les mottes d’argile d’un sol très lourd, et ainsi faciliter l’incorporation d’humus et l’amélioration du sol

Photo d'Hélène

Photo d'Hélène

Photo d'Hélène

























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L'euphorbe à feuilles en scie

Euphorbia serrata




Photo de Jeannine


Croquis de Jeannine






Photo de Béatrix

La pimprenelle

Sanguisorba minor

photo de Jean Paul

Photo de Jean Paul


Photo de Nadine



Le rose



Le trèfle étoilé
Trifolium stellatum



Photo de Jean Paul


Photo de Jeannine


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         Arbre de Judée         Cercis siliquastrum

                                  Gainier                                  

Famille des FABACÉES


Photo de Nadine


Photo de Marie Do



Photo de Marie Do
Photo de Béatrix





Originaire du Moyen –Orient, il doit à ses gousses plates en forme d’étui son autre nom populaire de « Gainier », il est un des plus beaux arbres de la flore méditerranéenne. On ne peut le confondre avec aucune autre essence : des feuilles rondes, en cœur profond à la base, de nombreuses gousses rougeâtres, pendantes, qui se balancent tout l’été le long des branches et des rameaux et persistent sur l’arbre bien après son dépouillement automnal (1) Floraison profuse qui en fait, de mars à mai selon les régions, un merveilleux bouquet rose, quelquefois blanc (ou entre les deux). Ces fleurs, qui éclosent avant les feuilles, paraissent d’autant plus miraculeuses qu’elles semblent crever l’écorce rude et sombre de l’arbre : elles naissent en faisceaux serrés le long des rameaux, des branches, et même sur le tronc.

Des légendes racontent que le Gainier, « Arbre de Judée » ou « de Judas », fut l’arbre sous lequel Judas donna le baiser fatidique, celui où, plus tard, il se pendit. En Sicile, où les sorcières l’estiment, on s’en méfie et l’on assure que celui qui en tombe trépasse à coup sûr. Est-ce par dépit de le voir donner tant de fruits immangeables que les peuples méditerranéens lui ont fait cette fâcheuse réputation ? Comme le bourgeois se méfie du poète, « parasite de la société », les gens de la terre s’indignent aisément de la gratuité.

Extrait du livre des Arbres, Arbustes et Arbrisseaux de Pierre Lieutaghi

  1. Le bruit que font les gousses sèches sous le vent lui ont valu le nom de
 Pachin-pachau dans le pays d’Apt. Ce mot, en provençal est une onomatopée du bruit d’une querelle ; bisbille, discussion. 

(Réf. : Lou trésor dou félibrige de F. Mistral)


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Vesce de Hongrie
Vicia pannonica


Photo de JeanPaul


Vesce de Narbonne

Photo de Marie Do


Photo de Jean Paul


Gesse pois chiche
Lathyrus cicera

Photo de Jean Paul


Gesse et vesce


Photo de Jean Paul

Un lien pour essayer de différencier les deux...

http://www.jeantosti.com/Fleurs/gesse.htm

Catherine a fourni un super travail pour nous aider à différencier les gesses et les vesces .... Vous ne devriez plus confondre les uns et les autres (enfin, après un peu de pratique quand même!)
Un GRAND MERCI à Catherine pour ces photos explicatives oh combien intéressantes!!!



Photos et explications de Catherine


Photo de Catherine

Photo de Catherine

Photo de Catherine

Photo de Catherine

Photo de Catherine

Photo de Catherine



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L'érodium bec-de-cigogne
Erodium ciconium


Photo de Jean Paul

Photo de Jean Paul


Un petit "truc" pour différencier l'érodium du géranium ; les feuilles de l'érodium pourraient s'inscrire dans un triangle alors que celles du géranium pourraient s'inscrire dans un cercle....


Le blanc

Aubépine

Crataegus monogyna à 1 style


Photo de Béatrix



Photo de Nadine

Photo de Béatrix


Lin  blanc



Photo de Jean Paul





Silène d'Italie
Silene italica



Photo de Jean Paul

Silène enflé


Photo de Jean Paul


Frêne à fleurs / Orne
Fraxinus ornus

                                                                                                                                Famille des oléacées





Photo de Béatrix




Photo de Béatrix

Arbre originaire du sud de l’Europe de l’Espagne à la Turquie, spontané en France dans les Alpes maritimes et en Corse, subspontané ailleurs dans le midi.
  • Écorce grisâtre et lisse même chez les arbres âgés
  • Bourgeons à reflets soyeux, grisâtres
  • Feuilles à folioles basilaires petiolulées
  • Floraison blanche odorante après les feuilles

Dans les contrées chaudes, l’orne exsude sur ses feuilles et aux plaies de son écorce une gomme de saveur douce et fade qui se prend en grains ou en masses jaunâtres ou blanchâtres ; c’est la manne des apothicaires d’antan (celle dont les hébreux se nourrirent dans le désert était aussi sans doute la sève d’un végétal, certainement le tamaris)
Laxatif doux, agréable à prendre, cette substance eut son heure de gloire lorsque la purgation était la base de la médecine. La manne était importée de Calabre ou de Sicile  ou on la récolte encore.

Certaines personnes délicates et sensuelles la mêlaient à leur café.

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Les brins d'herbe s'amusent :

Jean Paul a fabriqué une bague à partir d'une petite branche de frêne..
Après avoir été plusieurs à essayer la bague, façon pantoufle de vair * de Cendrillon, 
c'est Marie Do qui a pu passer la bague à son (petit) doigt

http://www.etudes-litteraires.com/forum/topic62-pantoufle-de-verre-ou-pantoufle-de-vair.html




Photo de Jeannine






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Aristoloche pistoloche

Aristolachia pistolochia Staeheina dubia

Photo de Jean Paul


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Stéhéline douteuse
Staehelina dubis


La "lavande des parisiens"



Photo de Jean Paul

Photo de Béatrix


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La galle du chêne kermes

Galles à Plagiotrochus quercusilicis sur chêne kermès (Quercus coccifera) : galles rouges pluriloculaires englobant le limbe réduit à ses seules épines marginales





Photo de Jeannine